Depuis plusieurs années, l’ESAT EIA de Fontaine propose une activité de gestion d’évènements sportifs. Qui peut bien s’occuper des inscriptions des 5000 participants du triathlon de Paris? Il s’agit de l’établissement isérois. Et autant dire que le travail ne manque pas.

Tout évènement sportif majeur nécessite une bonne organisation et surtout des milliers de documents à gérer. C’est dans ce cadre que l’ESAT EIA travaille depuis quelques années avec la Fédération Française de Triathlon. Aujourd’hui, le triathlon de Paris attire jusqu’à 5000 participants. Et pour ceux qui s’inscrivent sur internet, il faut que quelqu’un vérifie si la personne a fourni tous les documents lui permettant de prendre le départ de la course. « C’est notre boulot » précise Stéphane Chevrier, le directeur de l’établissement. Il continue: « Si la personne se dit licenciée à la fédération, c’est à nous de vérifier qu’elle est licenciée au niveau compétition. À ce moment-là, on lui attribue un dossard et on lui confirme qu’elle est bien inscrite. D’autres doivent envoyer un certificat médical. Sur le site leur est demandé de l’envoyer. Nos usagers ouvrent les courriers tous les matins, et vérifient que tout est bon. On numérise ces documents, on valide l’inscription, on attribue un dossard et on confirme à la personne qu’elle est bien inscrite. »

Et autant dire que cela demande du temps. L’ESAT EIA a une salle dédiée avec 4 postes informatiques. Les personnes formées à cela débutent leur journée avec ce travail. Elles peuvent y rester une heure, deux heures, trois heures… cela dépend du courrier reçu. Et après cela, elles vont en atelier pour faire de la sous-traitance industrielle.

Mais le travail ne s’arrête pas là pour l’établissement fontainois. Car chaque inscrit au triathlon reçoit une pochette avec le dossard du vélo, le bonnet numéroté, le dossard pour la course, la puce électronique, les instructions. Et là encore, l’ESAT s’en occupe, en partenariat avec le CPDS, autre ESAT de l’agglomération grenobloise.

Mais comment l’ESAT EIA a obtenu ce contrat? Le directeur de l’établissement précise qu’ « il a un client dont le directeur général de la boîte est un administrateur et un bénévole à la Fédération Française de Triathlon. C’est lui qui s’occupait de la partie administrative du Triathlon de Paris à ses heures perdues. Et autant dire qu’il avait du boulot. La première année, on s’est occupé des enveloppes, puis on a eu de plus en plus de tâches. »

Stéphane Chevrier n’est pas peu fier de ce partenariat avec la FFT. « Je le prends souvent en exemple car les ESAT ont un potentiel incroyable. C’est bien quand des gens construisent avec nous une activité. » Après avoir géré le Triathlon de Paris début juillet, l’ESAT EIA s’est vite remis au boulot. Il faut désormais préparer le Triathlon de Nice, les 23 et 24 septembre prochains.